Pour l'amour du sport autour de Toulon!
Malgré la quantité de légionnaires qu'il envoyait au charbon, Jules, pas le Grand Jules, (le Grand c'est Raimu,)
non Jules le reporter privilégié de la Guerre des Gaules s'écriait toujours après une belle boucherie:
"Veni, vidi, vici"
comme s'il avait accompli la sale besogne tout seul!
Il en gardait sous la pédale le Pierrot même après ces 35 bornes et ces 1200 m de dénivellé lançant le sprint dès l'entrée du domaine, commettant une erreur de navigation dans la précipitation et malgré tout, il coiffe l'Otis sur la ligne des merguez. Pas mal non? D'autant qu'il revenait pour conjurer le sort puisque l'Aumérade 2007 lui avait coûté 2 semaines d'arrêt de travail!
Mais revenons à cette belle journée démarrée un heure plus tôt (changement d'heure) et donc dans une fraîcheur vivifiante. Le Véloteam prend la piste avec trois de ses fidèles (Marcellus, Perrot, Otis) à 8h, les quatre autres cyclistes pieutent toujours. Narnja a dû attaquer, de son côté, son périple de 200 km démarrant de La Garde.
Pas de diffculté majeure jusqu'au premier ravito! Un bonheur: une trace cheminant à flanc de colline pendant un bon quart d'heure: magnifique! Le soleil s'est tout juste levé que survient la première pause.
Si tu cherches Marcellus, tu sais où le trouver! Quantité et gentillesse au rendez-vous!
Les dormeurs n'ont toujours pas rattrappé les vioques!
La seconde table se pointe très vite à la grande surprise de la légion cycliste. Toujours aussi garnie!
Commence alors une partie connue: longue plongée très technique, caillouteuse, usante, trace directe jusqu'au fond du vallon frais où le barrage ne retient que de l'air. La remontée sur le plateau tamise les baillecoeurs. Nombreux posent la semelle, reprennent leur souffle, ingurgitent, poussent leurs destriers et finissent par rejoindre l'ultime bouffe. Le Voileux et Monocycle surgissent de la dernière rampe toujours aussi joyeux! Béton est paraît-il 'à la ramasse". La piste puis un chemin de crête avec une fenêtre sur cour splendide refilent du baume au coeur. Tout en bas, le capelan remercie ses ouailles par une belle volée de cloche. Plongée sur le domaine: ça sent l'écurie: tout sur la grande plaque et d'un seul coup, patatras, l'Otis se couche sur le dos, jambes en l'air en implorant. Braves Pierrot et Marcellus qui se lancent aussitôt dans le stretching. Enfin se détendent les muscles, la dernière bosse avalée et le sprint...
Le Voileux et Monocycle tiennent déjà leur canon de rosé. Pas de trace de Béton, de Jieldé et de Philou.
Pour cette seconde édition de l'Aumérade, des légionnaires pacifistes par centaines, des destriers rutilants et encore une fois, une organisation huilée, souriante et efficace.
Ainsi, chaque baillecoeur peut s'époumoner aussi comme le papa de Brutus: "Veni, petit, pardi!"
Et Narnja qui a encore 100 bornes à tirer: respect!