Pour l'amour du sport autour de Toulon!
Aix sans la Sainte Victoire c'est comme Boule sans Bill, Perette sans son pot de lait ou Cuers sans ses Barres.
Hélas, Paulo chargé de ses pinceaux n'a pas poussé plus au sud sa quête et ces pauvres Barres varoises ne se sont pas retrouvées épinglées sur un mur immense et vierge d'un duplex de New-York ou Genève. Alors ces barres quésaco? Imagine un horizon exhaussé de trois cents mètres, planté d'est en ouest depuis les cabanons des hauts de Belgentier jusqu'au col de la Bigue. Le calcaire règne en seigneur et fournit un espoir de neige l'hiver aux minots du coin fracasse les yeux si tu oses le regarder en face en plein été.Voilà pourquoi une rando à vtt là-haut se marie bien avec les derniers matins froids de l'hiver.
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La troupe se retrouve sur le parking près du crématorium vers 10h du mat. Les nanas sont occupées ce week-end mais Yannick, Christophe et Christian (catégorie: jeunes loups) tapent l'incruste pour le plus grand plaisir du noyau "dur". Coup d'oeil curieux des rookies sur le matos des collègues! Pas de regards jaloux chez tous ces baille-coeurs, pas d'attitude arrogante comme parfois sur la ligne de départ du Roc! Bonnard! Christian, nouveau venu dans le Var, pressent que sa fourche rigide risque de se montrer agressive envers ses muscles. Il ne se trompe pas.
Par le Pas de Redon qui réchauffe les gambettes, direction la grande rocade vers Brignoles délaissée sur la droite en faveurd' une piste montant régulièrement plein nord. Pas de cassure dans la compagnie jusqu'au premier raidillon où le petit plateau se met à l'oeuvre. Cap à l'ouest vers la bergerie et deux lacets caillouteux qui la dominent. Premier arrêt por reprendre le souffle, boire une gorgée et échanger quelques aliments énergétiques. Soyons honnêtes! A cet endroit précis, les barres nous surplombent et nous n'en franchirons pas la porte. Baille-coeurs pas randonneurs ce jour_là. Au delà du casse-croute commence une traversée rapide, parfois technique pour peu qu'une draille nous sorte du chemin et nous oblige à lever le cul de la selle. Toulon et sa banlieue s'agitent en bas dans ces embouteillages chroniques, facile de les imaginer surtout un samedi alors que là règnent les rigaous et les herbes du barbecue. Tu parles de boucan! Le rémouleur déboucherait là tirant sa cariole, qu'il ne nous étonnerait même pas. Descente au milieu d'éboulis au dessus de Belgentier: les nouveaux varois découvrent les plaisirs de la caillasse. Un cabanier gionesque au milieu de ses cultures en restanques d'époque nous rappele le chemin de Valcros et Philippe fait exploser son cardi-truc sur une montée où la corde à noeuds s'imposerait. Le calvaire de Christian se poursuit le pauvre, d'autant que les vélos empruntent à présent une enfilade de descentes taillées dans le roc. Il paraîtrait que ce travail de sappe a été accompli par les esclaves du grand Jules, pas le Toulonnais mais celui de Cléo. Que le lecteur érudit qui se braque ces lignes nous apporte sa science s'il le veut bien, les baille-coeurs seraient moins couillons. Finalement Valcros se présente comme un dessert comme une bonne glace après un repas trop lourd! Fontaine non potable, dommage pour les bidons déjà vidés. Remontée sur les hauts de Cuers puis plongée en file indienne sous les pins jusqu'au vieux village. Ruelles étroites et alors que chacun pense retrouver la douceur de sa caisse, vla ti pas que Christophe (billot-homme du vtt et cuersois) nous impose la montée vers la table d'orientation. "Comme une cigarette qui prie" les vélos se hissent jusqu'à la chapelle. Pour certains que les crampes taraudent, résignation malgré l'aide de la Bonne Mère planquée dans cette jolie cahute.
Un bol de Provence authentique à deux pas du stade Mayol.
Difficultés techniques: XXxxx Difficultés physiques: XXXxx 690m+