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Pour l'amour du sport autour de Toulon!

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Route des Grandes Alpes: sixième étape

Au programme de la journée:
Le Cormet de Roselend, col des Saisies, col des Aravis
et col de la Colombière
ainsi parle le livre de la route choisie
pour relier Bourg Saint Maurice au Reposoir

Bourg Saint Maurice s'éveille et déjà chaque flamand rose bichonne sa monture, vérifie ses petits placebos, prépare religieusement
ses boissons, ses gels (pègue), initialise son électronique embarquée...
Les derniers rendez-vous sont précisés avec le staff. Nimbus et Narnja sont déjà enfermés dans leurs bulles de grimpeurs.
Depuis plusieurs semaines, ils ont, chacun de leur côté, déjà gravi mentalement toutes ces pentes. Les trois autres compères pensent davantage aux casse-croûte émaillant le parcours. Narnja en vole même le départ: la preuve!

Rapidement les cinq cissonniens s'élèvent et très rapidement, la fracture habituelle se répète. Narnja et Nimbus ouvrent le bal et surplombent peu à peu le trio.
Picsou fige cet instant sidéral.

La météo donne des signes de faiblesse et pète les plombs subitement.
 Picsou encore lui, prévoyant, se tient à l'affût et refile à Otis son imper quelques secondes avant le déluge. Béton et Jieldé, complètement autonomes, enfilent illico leurs scaphandres.

Sous une pluie hivernale, l'ascension du Cormet de Roselend se poursuit sur un rythme alerte. Jielde, bien requinqué par sa victoire bouliste de Pesey, ne cède pas un pouce bien au contraire. Il s'offre son premier col du périple sans discussion aucune.

Pour des raisons aquatiques évidentes, peu d'images extérieures de cette journée...



Regroupement général au sommet, immortalisation numérique


 et descente à cinq vers
Beaufort. Narnja est larguée. La descente n'est pas sa tasse de thé. Nimbus choisit l'option Hauteluce et plus tard Narnja en fait autant. Le trio glisse plus bas pour prendre une route plus fréquentée, moins pittoresque mais plus accessible. Il regrettera plus tard ce choix le coupant définitivement des deux chamois.

Otis a mal aux reins.
Il se dandine dans la roue de ces deux compères et serre les dents. Sur le replat coiffant le village olympique tout en pente, Picsou mitraille le trio et annonce les écarts.
Nimbus file devant sans rétro, la tête dans le guidon privilégiant la performance au 'contrat social'. Dommage!
 Narnja roule encore en 'chasse-patates' et sa montée par Hauteluce en respectant le livre de route, lui permet de passer devant les petits cochons jaunes.

 Il fait froid, le soleil se cache peureusement derrière une procession de nuages.
Descente très rapide (compteur souvent au dessus de 70 km/h) pour les trois derniers, tellement filante que le 'road book' est mal interprété et que se pointe bientôt Praz sur Arly au lieu des gorges du même nom.
Pas de bile Raoul, un café arrangera tout. A présent le soleil de midi revenu du diable 'vauvers', cogne et les cyclistes mutent rapidement en lézards sur la terrassevdu bar des 'Trappeurs'. Les chaussurent sèchent peu à peu. La serveuse est mignonne et son sein doux.
L'arrêt pipi se transforme en collation et une heure sonne bientôt au dessus de leurs têtes.
Retour vers les Gorges puis vers les premiers soucis du col des Aravis. Otis s'est redoré la cerise mais vases communiquants obligent, Jieldé souffre. Béton en bien meilleure condition que sur le Galibier, parait transcender par cette étape de légende. Le capitaine file bientôt à l'anglaise.

Le triangle cycliste se démantèle pendant quelques minutes.
L'encadrement s'agite à l'orée du col. Nappe rose sur la moquette de gazon, charcutailles, jus de fruit, fromages...vachement top, comment résister?

Jielde récupère engoncé dans son blouson or et rose.

Nimbus et Narnja ont décliné la pause des Aravis et approchent sûrement du but.
Nouvelle offensive de la grisaille et du vent!
La plongée vers le Clusaz confirme cette réalité météorologique. La station de ski du Gros Piron, déroulée sans un arrêt, semble coquette mais son avenue principale
torture les roues et les fesses. Jielde emmène son braquet sur un bon tempo jusqu'au Grand Bornand. Nouveau désappage avant l'ultime grimpette. La ville est animée. Les touristes musardent, Kway à la taille...
Le staff récupère quelques affaires et apprend aux trois petits cochons l'arrivée de Nimbus puis de Narnja au Reposoir.
Le trident cycliste avance allègrement car l'approche de la Madeleine ne présente pas de problème mais ...


Jieldé, fatigué, décide ouvertement de lever le pied
pour être certain de terminer l'étape: respect!
Béton et Otis poursuivent devant lui et se branchent constamment.
Soudain, comme un effondrement brutal, la pluie se déchaine. Rijo et Pulp rebroussent chemin et une nouvelle fois, refilent à Otis son imper. Diane ( alias Bétonne et Théo) encouragent papa
à enfiler le sien. Orgueilleux comme un matador, il refuse et en profite pour flanquer sournoisement 150 m dans la vue à Otis.
Go on or stop? c'est la question à dix balles! L'orage déboule à son tour. Le staff ne sait plus comment aider et annonce,
par erreur, un sommet imminent.
Alors on continue!
Des trombes d'eau s'abattent, les vélos oscillent sous les rafales de vent, des fleuves traversent les lacets pour rejoindre le torrent.
Toujours pas de col!
Otis aperçoit Béton à une encablure, sur le pont et la dernière moraine au dessus de lui. Le tambour céleste se dupplique sur les rochers. Un peu en contrebas, Jielde poursuit son oeuvre sans céder à la facilité.
Ultime raidillon et enfin Béton descend de vélo. Congelé, il décide de terminer dans le camion. Otis puis Jieldé, moins endommagés
par le froid et la grêle, partent à dix minutes d'intervalle, vers un remake du Ventoux (article précédent)...sans le froid.


Malgré la flotte, descente très osée d'Otis jusqu'au Reposoir. Narnja et Nimbus, pâles de froid, l'y attendent dans un bar, le gîte n'ouvrant qu'à 17h. Peu après déboulent Jieldé et le staff.
Bientôt, devant un poêle bien rouge, les affaires sèchent, Narnja et Otis s'endorment, Nimbus lit, Jieldé, Picsou et Mimi étalent les cartes à jouer, Béton retrouvent son fils dans un cadre très très au dessus de ceux précédemment visités.
L'Equipe titrerait sûrement: 'Etape dantesque'

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